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  • : Événements et dynamiques centrés sur l'écologie à Bagnères de Bigorre. Car informer n'est plus un droit mais un devoir ! Diffusion régulières de dossiers et de fiches pratiques en lien avec nos idées (vertes) et nos partenaires.
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LA COMPAGNIE DES JOLIES CHOSES

P'tites annonces!!

Olivier Pujol, écoconstructeur, recherche de la laine de mouton.
De plus, il lance, fin janvier, un chantier collectif poele de masse, torchis mur et voûte dans sa maison de Gayan. Echange donc de coups de main contre nourriture et logement.
Pour tout renseignement: pujololivier@yahoo.fr   ou sur leur
blog : http://melissa-et-olivier.over-blog.com


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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:11
Selon le journal "Le Monde" : "La France va devoir importer de grandes quantités d'électricité cet hiver pour satisfaire la hausse de sa consommation et des coupures pourraient intervenir en cas de "froid intense et durable", a prévenu vendredi 30 octobre le Réseau de transport d'électricité (RTE).

La filiale d'EDF, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4000 mégawatts (MW) d'electricité "durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010", selon une étude publiée vendredi. Cela équivaut à la production de 4 réacteurs nucléaires. 


Cette forte dépendance de la France vis-à-vis de l'étranger pour ses besoins en électricité s'explique par les nombreux arrêts de production dont est victime le parc nucléaire français cette année. Une quinzaine de réacteurs nucléaires sur 58 étaient à l'arrêt vendredi pour maintenance, pour rechargement en uranium, ou pour avanies diverses, selon une source proche du dossier.

En raison de ce déficit de production, la France a déjà dû importer 7 770 mégawatts le 19 octobre, une situation particulièrement inédite à cette période de l'année. Et la consommation d'électricité va comme chaque année atteindre des niveaux record cet hiver, en raison du fort équipement des Français en chauffages électriques. "Dans une situation de froid intense et durable [...] le niveau d'importation pourrait atteindre 9 000 mégawatts", indique le gestionnaire de réseau, soit la "capacité maximale" d'importation supportable par le réseau électrique français.

Le réseau électrique français n'est en effet pas conçu pour importer de grandes quantités d'électricité, le pays étant d'habitude plutôt exportateur d'électrons. Si une telle situation était atteinte, RTE pourrait donc avoir recours "à des moyens exceptionnels", incluant des coupures partielles d'électricité dans certaines régions pour éviter que le système électrique ne s'écroule."

 

Cette situation inédite nous invite plus que jamais à prendre de l'avance en matière d'indépendance. Pour les accros à l'électricité qui ont envie d'investir, le groupe électrogène s'impose. Dans ce rayon là, on ne peut que vous conseiller celui du bio atelier de Bigorre. Produit localement, fonctionnant au biogaz (production locale) ou aux huiles végétales (production locale aussi) avec un petit plus solaire, il est calibré en fonction de vos besoins.

Mais bon, tout le monde n'a pas les moyens. Que nous reste t'il alors? Faire collectivement des économies d'électricité. Refléchir chacun chez nous pour limiter notre consommation. Et si c'était là un moyen d'apprendre à boycotter ce réseau nucléarisé (et donc durablement dangereux)? Pourquoi ne pas en profiter aussi pour nous faire partager vos trucs et astuces en matière d'économies? N'hésitez pas à nous envoyer vos mails à : terramaterre@yahoo.fr

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:19


Partout en France, mobilisons-nous pour le rassemblement européen
 
à Colmar (Alsace), les 4 et 5 octobre 2009


=> Découvrez le programme (concerts, spectacles, conférences...) : CI-JOINT.

 
=> Organisez un départ groupé dans votre ville.

 
=> Commandez gratuitement des tracts et affiches.


Cliquez maintenant sur  : http://www.fermons-fessenheim.org/

-------------------------------------------

POUR EN SAVOIR PLUS :


 Exigeons la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire française en activité.
 
 Les centrales nucléaires françaises ont été prévues à l'origine pour durer 30 ans.
 La centrale de Fessenheim fonctionne depuis maintenant 32 ans. En octobre 2009 commencera la 3em visite décennale qui devrait décider du prolongement ou pas de la centrale.
 Un réacteur nucléaire qui vieillit, ce sont des matériaux fragilisés et des composants qui tombent plus souvent en panne, donc des risques d’accident démultipliés.
 Au mépris de ces risques, l’industrie nucléaire, Areva et EDF en tête, cherche à obtenir l’autorisation d’exploiter les réacteurs pendant 40 voire 60 ans ?
 
 Il est urgent de changer de politique énergétique :
 - fermons progressivement les centrales nucléaires, à commencer par les plus vieilles (Fessenheim, Tricastin, etc.)
 - développons les énergies renouvelables et les économies d’énergie
 - refusons tout projet de nouveau réacteur et réclamons l’arrêt des travaux du réacteur EPR à Flamanville (50)
 

Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009, des citoyens venus de la France entière,
 mais aussi de l'étranger

(Allemagne, Suisse, Autriche, etc)
 se rassembleront pour agir lors d’une
 GRANDE MANIFESTATION
 LE SAMEDI 3 OCTOBRE À 14H

 

La soirée du 3 et la journée du 4 octobre seront consacrées à des conférences, débats, concerts, ateliers etc.
 
 
Aidez nous à mobiliser le plus grand nombre :
 
- organisez des départs groupés (co-voiturage, car, train, vélo, etc.),
 - diffusez des affiches et tracts,
 - diffusez le plus largement possible le programme ci-joint,
 - etc.
 
 Nous comptons sur vous pour que ce rassemblement soit une réussite et que l’on obtienne la fermeture de la centrale de Fessenheim.
 
 Je me tiens à votre disposition pour toute question, organisation de départs groupés…
 
 Informations, programme, départs groupés, etc. :
 
http://www.fermons-fessenheim.org
 
 D’avance merci pour votre mobilisation.
 
--
  Jocelyn Peyret
 
  Coordination nationale actions & groupes
  Reseau Sortir du nucleaire
  30 rue du Nord
  68000 Colmar
  Tel fixe : 03 89 41 80 95
  Mail :
jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
  Web : http://www.sortirdunucleaire.org
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 12:00

Crise de croissance pour le secteur de l'énergie solaire photovoltaïque


L'euphorie est quelque peu retombée sur le marché du solaire. Depuis le début de l'année, les industriels cherchent leurs marques, les marchés sont bousculés et les gouvernements hésitent encore quant à la place à donner au solaire photovoltaïque dans leur portefeuille énergétique. Du coup, le secteur est entré dans une période d'adaptation parfois chahutée.


Face à ces turbulences, les fabricants de panneaux subissent un coup de froid. Mi-août, l'allemand Q-Cells, l'un des tout premiers producteurs mondiaux, a annoncé avoir accusé une perte de près de 700 millions d'euros sur le premier semestre 2009, contre un bénéfice de 82,1 millions d'euros sur la même période en 2008. Un revers brutal, qui survient après des annonces de licenciements chez des fabricants chinois.

 

Le cabinet d'analyses américain iSuppli estime même qu'un engorgement du marché pourrait se produire en 2009, qui verrait la production de panneaux atteindre une puissance totale de 7,5 gigawatts, alors que les installations nouvelles représenteraient seulement un peu moins de 4 gigawatts. En 2008, les ventes mondiales avaient atteint 5,6 gigawatts, selon l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA).


ENGORGEMENT


Outre l'impact de la crise économique mondiale sur les dépenses d'installation et sur les investissements dans des parcs solaires, le marché du solaire souffre, ces derniers mois, de maux qui lui sont propres. L'Espagne, qui représentait plus de 45 % du marché mondial en 2008, a drastiquement réduit sa politique d'aide financière au solaire, trop coûteuse pour les finances publiques. "L'instabilité des règles, économiques et techniques, est une très mauvaise chose pour la filière", note André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables.

 

Malgré les signes avant-coureurs de la décision espagnole et d'un engorgement du marché, beaucoup d'industriels, engagés dans une bagarre de parts de marché, ont continué à produire. Henning Wicht, du cabinet iSuppli, note non seulement que le secteur du solaire a récemment attiré un très grand nombre de nouveaux acteurs, qui peinent parfois à y trouver leur place, mais aussi que la production de panneaux est une activité à forts coûts fixes, qui s'accommode mal de variations de marché. Les à-coups conjoncturels ne paraissent pas pour autant remettre en cause la tendance à la croissance sur le long terme. D'autant que le coût du polysilicium, la matière première des modules photovoltaïques, devrait baisser, suite à la récente augmentation de la production mondiale.

 

"L'attractivité du solaire reste solide, sans inspirer de crainte sur le marché", affirme Eleni Despotou, directrice de la stratégie politique de l'EPIA. L'énergie solaire représente actuellement moins de 1 % de la consommation européenne d'électricité, mais pourrait en fournir entre 4 % et 6 % en 2020, selon le cabinet de conseil A. T. Kearney. Cette proportion pourrait même atteindre jusqu'à 12 %, selon Eleni Despotou, si les décideurs politiques européens établissaient "des conditions plus favorables, par exemple en matière de réseaux intelligents (smart grid) et de techniques de stockage de l'énergie".

 

De nombreux pays projettent de développer nettement la part du solaire dans leur production d'énergie. En France, le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif d'une puissance installée de 5,4 gigawatts en 2020. Ces engagements à long terme ont conduit EDF à présenter, fin juillet, un projet d'usine de panneaux solaires avec l'américain First Solar.

 

Plus important marché mondial ces dernières années, excepté en 2008 avec la brusque montée en régime de l'Espagne, l'Allemagne devrait reprendre la tête en 2009, tandis qu'aux Etats-Unis, la baisse des prix et les aides fédérales vont soutenir la demande.

 

Les fabricants chinois, déjà très présents dans le Top 10 mondial, vont, de leur côté, profiter non seulement du plan de relance économique initié par leur gouvernement, mais aussi de la politique d'équipements en installations solaires des provinces. Cela leur permettra de se constituer une base nationale propice à une stratégie de développement encore plus offensive à l'étranger.


Bertrand d'Armagnac
pour Le Monde.fr
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 00:13

Ampoules à leds et fluocompactes : économies comparées

Les ampoules à incandescence devraient disparaitre des linéaires à la fin 2012. Du coup de nombreux sites et articles s’intéressent aux alternatives et  évoquent les ampoules fluocompactes (voir nos anciens articles ici et ici) et les économies qu’elles permettent.Mais on parle bien moins souvent d’une autre technologie : les ampoules à leds. Il existe en effet des ampoules qui rassemblent de 30 à 150 leds et éclairent comme des ampoules à incandescence de 25 à 70 watts tout en consommant entre 2 et 6 watts.

Pour se faire une idée de ce qu’on peut économiser, rien ne vaut un petit tableau comparatif.
L’idée vient de l’article de The Green Post Box concernant les ampoules à basse consommation.

 

Technologie Classique Fluocompacte Leds
Type produit Ampoule à filament Ampoule Fluocompacte
OSRAM Longlife
Ampoule globe 90 leds
Consommation 60 watts 11 watts 5 watts
Durée de vie
(données constructeur)
1000 heures 15000 heures 50000 heures
Prix 1 € 15 € 33 €
Economie d’énergie
70% 90%
Prix de revient
sur 5 ans
65 € 26 € 38 €
Prix de revient
sur 15 ans
194 € 61 € 48 €

 

Les prix de revient sont calculés sur la base de :

  • 5 heures d’utilisation quotidienne
  • un prix du Kw/h de 0,11 €A noter que l’ampoule flucompacte mentionnée dans ce calcul à une durée de vie supérieure à la moyenne (7000 heures) et elle est aussi plus chère.


Au vu de ces chiffres, on constate que :

  • dans le cas d’une ampoule classique, la consommation revient bien plus cher que l’ampoule. Pour les deux autres technologies, c’est l’inverse
  • la durée de vie de l’ampoule joue beaucoup sur le coût total pour les ampoules à leds et fluocompactes. Avec cette utilisation, les fluocompactes de cet exemple “tiennent” 8 années, contre 27 pour les leds. Sur 5 ans, elles ne seront donc pas remplacées. Sur 15 ans, il faudra acheter deux ampoules.


Ce comparatif est évidemment théorique car il ne prend pas en compte la disparition des ampoules à filament, et l’évolution probable du prix de l’énergie et des ampoules à leds et fluocompactes.

Il montre toutefois que plus on éclaire longtemps, plus on peut se permettre de payer les ampoules cher… pour profiter des économies d’énergie !

Liens utiles


Econologie a mis en place une petite appli en Flash qui permet de calculer les économies réalisées suivant les ampoules utilisées.


Tiré du site EcologieBlog

En rappelant toutefois la mise en garde du CRIIREM en ce qui concerne les ampoules Fluocompactes : 

"Lampes Basses Consommation, le Criirem alerte de nouveau !

Le Criirem conseil de conserver les anciennes lampes à filament jusqu'à ce que les fabricants fournissent des lampes fluo-compactes garantissant un rayonnement électromagnétique respectueux de la santé des consommateurs."

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 00:00
Convertir le soleil des déserts en électricité : c'est autour de cet ambitieux projet que devait se constituer, lundi 13 juillet, à Munich (Allemagne), un consortium sous l'égide du réassureur allemand Munich Re. Les entreprises fondatrices – parmi lesquelles le conglomérat Siemens, les électriciens Eon et RWE, et la Deutsche Bank – réfléchissent à la construction d'une centrale solaire géante, dans le nord de l'Afrique et du Proche-Orient, qui permettrait d'approvisionner l'Europe en énergie propre.

Cette initiative industrielle s'appuie sur le projet Desertec, développé par la branche allemande du Club de Rome, une organisation non gouvernementale spécialisée dans le développement durable. D'après ce concept, des installations solaires thermiques réparties sur plusieurs milliers de kilomètres carrés en plein désert pourraient couvrir jusqu'à 15 % des besoins en électricité européens d'ici à 2025, avec des premières livraisons dans dix ans. Coût estimé : 400 milliards d'euros sur une période de quarante ans, selon les calculs du Centre aéronautique et spatial allemand (DLR).

L'idée est fortement soutenue par le gouvernement allemand : "Ce projet visionnaire présente un fort potentiel pour accroître la coopération régionale à travers toute l'Afrique du Nord, entre des Etats qui ont toujours des frontières fermées", a défendu, vendredi 10 juillet, Frank-Walter Steinmeier, le ministre des affaires étrangères.


"PLANS CONCRETS D'ICI À DEUX À TROIS ANS"

L'enthousiasme est même plus large. Lors d'une récente conférence réunissant des cadres du secteur énergétique, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont eux aussi fait l'éloge de l'initiative Desertec.

Pour les nouveaux partenaires industriels, il s'agit maintenant d'en étudier la faisabilité. "Non pas tant d'un point de vue technique que politique et économique", précise-t-on chez Munich Re. L'un des principaux défis consiste à sécuriser ces investissements colossaux, notamment grâce à d'éventuelles aides publiques, allemandes ou européennes. Sous forme de prix garantis, par exemple.

"Nous espérons pouvoir présenter des plans concrets d'ici à deux à trois ans", dit-on chez l'assureur. Dans l'intervalle, le consortium souhaite s'élargir à d'autres entreprises européennes et du bassin méditerranéen. Sont d'ores et déjà associés aux négociations le conglomérat suisse ABB, l'espagnol Abengoa Solar, ou encore le groupe algérien Cevital.

A ce stade, le projet soulève encore beaucoup de questions. Concernant l'implantation des sites d'abord. Sceptiques, certains industriels ont pointé le danger de construire des centrales dans des régions aux régimes politiques instables. "On pourrait avoir le même problème de dépendance qu'avec le pétrole", a, par exemple, estimé Frank Asbeck, le PDG du fabricant allemand de panneaux solaires Solarworld. Et que se passera-t-il en cas de guerre ou d'attaques terroristes ? s'est interrogé à son tour le patron de l'électricien Vattenfall, Lars Josefsson.

"Tout ne sera pas regroupé au même endroit, rétorque Hans Müller-Steinhagen, directeur du DLR, étroitement associé au projet. Le concept initial prévoit de répartir les installations solaires dans différents pays et d'exploiter pas moins d'une vingtaine de lignes à haute tension. Ainsi on minimise les risques."


"RÉPONDRE AUX BESOINS ÉNERGÉTIQUES DES PAYS DU SUD"

Outre le débat géopolitique, le projet prête aussi le flanc à la critique au plan éthique, puisqu'il vise à exporter une partie de l'électricité produite vers l'Europe. "Le problème prioritaire, c'est de répondre aux besoins énergétiques des pays du Sud", souligne Houda Ben Jannet Allal, directrice du développement stratégique à l'Observatoire méditerranéen de l'énergie (OME), qui regroupe les principales compagnies énergétiques de la région.

A l'exception de l'Algérie, de l'Egypte et de la Lybie, qui disposent de ressources fossiles, les pays du Sud de la Méditerranée sont en situation de dépendance énergétique. Selon certains scénarios, leurs besoins vont augmenter de 70 % dans les vingt ans à venir. Avec un fort impact sur les émissions de CO2 de ces Etats, déjà parmi les plus menacés par les risques de désertification et de pénurie d'eau liés au changement climatique.

Même si le soleil est une ressource illimitée, fait remarquer Mme Ben Jannet Allal, les sites les mieux adaptés à l'installation de centrales ne seront plus disponibles pour ces pays, le jour où ils posséderont leur propre technologie solaire. L'OME considère que Desertec doit s'inscrire dans un programme plus fédérateur, privilégiant l'efficacité énergétique dans les pays du Sud et mixant toutes les filières renouvelables, photovoltaïque et éolien compris. A l'instar du Plan solaire Méditerranée qui, dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM), prévoit de produire dans cette zone 20 gigawatts à partir d'énergies renouvelables, à l'horizon 2020.

Les responsables du consortium affirment, au contraire, poursuivre une stratégie qui profite à tout le monde. "Cela ne peut fonctionner que dans un rapport de réciprocité", expliquait, fin juin, Peter Höppe, en charge du département de recherche sur les risques naturels chez Munich Re. "Selon moi, les centrales devront d'abord servir à combler les besoins de ces pays. L'Europe ne serait approvisionnée qu'ensuite", précisait-il.

D'autant que le potentiel énergétique des déserts du nord de l'Afrique est considérable. Selon les experts de Siemens, une surface de 300 kilomètres carrés au Sahara, équipée de miroirs paraboliques, suffirait théoriquement à couvrir les besoins en énergie de la planète entière.


Pierre le Hir et Marie de Vergès (à Berlin)
Publié sur le site de "le Monde" ICI
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 00:00
Complément d'enquète sur les lampes à économie d'énergie

Ancien article consultable ici

Nous avons ouvert il y a quelques semaines une intérogation sur la nocivité des ampoules à économie d'énergie. Le débat avait fait grand bruit et les questions avaient fusées de toutes parts. Voici une vidéo apportant un éclairage nouveau.
 


Vous pouvez également directement consulter le site de Mme Lobe à cette adresse
ou consulter son livre :

A suivre...
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 00:00


ECOCENTRE du PAYS NANTAIS
 
Heol  La Maison Autonome


Ecofestival de Moisdon
envoyé par Castelproductions.


Les 21 & 22 juillet 2007, la maison autonome de Moisdon-la-Rivière a fêté ses 10 années d’autonomie.

La révolution ne s’est pas faite en un jour. Achat de la maison en 1976 pour “40 000 francs” (6 100 euros). A l’époque, l’habitation, vétuste, mesure 50 mètres carrés. “On l’a rénovée avec nos neurones et nos petites mains” : terre, chanvre et paille en guise de matières premières. En se mettant au vert, M. et Mme Baronnet ont expérimenté leurs idées à domicile avec leurs quatre enfants.

Première résolution : la chasse au gaspi. “La première source d’énergie, c’est celle que l’on ne dépense pas, affirme M. Baronnet. On a passé en revue tous les postes énergétiques d’une vie quotidienne et on n’a gardé que l’essentiel, tout en réfléchissant à des techniques alternatives…

Traduction : une douche, “c’est 5 litres maximum”. Les robinets s’actionnent à coups de pédales, pour couper court à toute dilapidation. L’eau est guidée du toit vers deux citernes enterrées, 800 litres au total.


Pour conquérir son autonomie énergétique, la famille Baronnet a d’abord installé des photopiles tournantes (2 220 euros les 6 m2), complétées par un chauffe-eau solaire. Faute de solution dans le commerce - on était alors en 1997 -, M. Baronnet s’est ingénié à élaborer, avec un ami, un prototype d’éolienne. L’énergie est garantie sept mois de l’année par le solaire, deux mois par l’éolien. Le reste du temps, un poêle associé à un bouilleur fait l’affaire, nécessitant “l’achat de 400 euros de bois par an”.


A l’arrivée, “on consomme dix fois moins d’eau et d’électricité que la moyenne des Français” et… la gratuité est totale. Prix de revient final de la maison : “Moins de 35 000 euros, sachant que je n’ai quasiment pas eu recours à des artisans”, précise M. Baronnet.

Désormais, les Baronnet vivent de leur “art”. La visite de leur maison est payante - “70 000 personnes en dix ans !” -, de même que les conférences et les stages de construction qu’ils proposent. Un prototype de “maison autonome” à moins de 25 000 euros a poussé dans le jardin. “On nous regardait comme des doux rêveurs, des crétins utopistes, aujourd’hui, on nous déroule le tapis rouge !”


Yan Gauchard
Article paru dans l’édition du 30.01.07


Le livre

De la maison autonome à l’économie solidaire
Par Patrick Baronnet
Route de Louisfert
44520 Moisdon la rivière

http://www.heol2.org

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 00:00
Participez à une grande campagne nationale d'envois de cartes postales pour interpeller les têtes de listes candidates aux élections européennes du 7 juin 2009, afin qu'elles prennent position sur les questions liées au nucléaire et à l'énergie.

Nous avons besoin rapidement et massivement de votre aide.

POUR AGIR :

• Recevez GRATUITEMENT, à votre domicile, un exemplaire du dépliant de la campagne contenant les cartes postales à envoyer aux candidats.
Cliquez maintenant sur :
http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique42

• Si vous avez déjà reçu le dépliant de la campagne, commandez-en des exemplaires supplémentaires à diffuser largement autour de vous.
Cliquez maintenant sur :
http://boutique.sortirdunucleaire.org/index.php?actualites_id=4


Retrouvez toutes les informations sur cette campagne sur :
http://europe-sans-nucleaire.org
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 15:06
Et la lumière fut !

Nous avons par le passé diffusé une information qui a été source de grande discorde, auprès de nos lecteurs comme en interne. Le temps avançant, nous avons été obligé de retirer l'article. Et nous avons réussi à récolter de l'information qui se montre plus posée et moins polémique sur HoaxBuster:

Radios, écrans, téléphones, micro-ondes, WiFi, centrales nucléaires… tout ce qui émet des rayonnements invisibles fait peur !

Dès le début, le sérieux du message est asséné en faisant référence au "sérieux et [à] la réputation de Pierre le Ruz", directeur du conseil scientifique du CRIIREM et au livre d'Annie Lobé "La Fée Electricité".

L'organisme cité, le CRIIREM est un centre de recherche scientifique qui regroupe des scientifiques, des experts des pollutions de l'environnement, des médecins et des universitaires reconnus, spécialistes de l'électromagnétisme naturel, biologique et artificiel dont les objectifs sont, entre autres, d'informer sur les effets des rayonnements électromagnétiques et de constituer un contre-pouvoir citoyen, indépendant des intérêts industriels et commerciaux.

Pierre Le Ruz est cité pour confirmer les valeurs indiquées pour le rayonnement et pour les dangers liés au mercure, sujets amalgamés rapidement par le message initial.
Pourtant, un coup d'oeil aux communiqués officiels publiés sur leur site permet de constater qu'aucune référence au mercure n'est faite et qu'on ne retrouve pas exactement les valeurs citées (même si des mesures à 180 V/m frôlent les 200 V/m).
Dommage pour un message qui commence en disant que "le principe énoncé et les effets induits sont rigoureusement exacts"... on a connu des rigueurs plus rigoureuses.
 
Le communiqué du CRIIREM est d'ailleurs clair dans ses conclusions et ne rejette pas en masse toutes les ampoules à économie d'énergie. Il en déconseille fortement l'usage pour certaines applications où ce rayonnement plus important pourrait être critique (lampe de bureau et lampe de chevet) et il incite les industriels à revoir le blindage des culots de leurs ampoules pour diminuer ce rayonnement.

Afin de renforcer l'impact de l'information, l'auteur développe les risques sur la santé liés au rayonnement électromagnétique (cancer, irritabilité...). Mais sur ce sujet, les résultats des études scientifiques sont divers, mitigés, contradictoires et mieux vaut faire référence au rapport bio-initiative dont le CRIIREM a fait un résumé des conclusions et qui fait justement un état des lieux de ces connaissances. Une chose est sûre : les normes actuelles ne sont basées ni sur les résultats mitigés des différentes études plus récentes ni sur le principe de précaution.

Enfin, le message attire l'attention sur le fait que ces ampoules contiennent du mercure et qu'elles présentent à la fois un risque en cas de casse ainsi qu'une cause de pollution en cas de non recyclage. Sur la nécessité de recyclage, on ne pourra qu'être d'accord même s'il est difficile de vérifier les chiffres cités en terme de recyclage. Mais en ce qui concerne le risque en cas de casse, le danger existait déjà avec les néons et semble limité,  et inférieur aux normes professionnelles en vigueur. Et à moins d'être maladroit au point de casser une demi-douzaine d'ampoules d'un coup, on peut espérer ne pas être exposé à ce problème.

Avant de conclure, il est important de noter qu'il existe plusieurs types d'ampoules à économie d'énergie et que si les ampoules dites fluo-compactes sont bien une source de rayonnement relativement importante et contiennent du mercure, il faut se poser la question de savoir si cela s'applique aux technologies à base de diodes  (voir notre article sur les LED ICI) avant de prôner le retour aux bonnes vieilles ampoules à incandescence.
Le CRIIREM lui-même note que "si  des internautes s'appuient sur [leur] étude pour en rajouter, [ils] ne [peuvent] absolument pas surveiller l'utilisation de [leurs] parutions".

Le message en circulation mélange donc de vraies informations avec quelques exagérations. La question est maintenant de savoir s'il est utile d'exagérer les messages au point de les rendre non crédibles afin d'alerter la population. Un conte pour enfant rappelle que crier au loup de manière exagérée est souvent contre-productif. C'est ce que fait ce message mais pas le centre de recherche qui milite pour une révision des normes actuelles qui restent fondées sur d'anciennes études scientifiques ne reflètant pas les dernières avancées des connaissances sur le sujet.

En attendant, les conseils de prudence sont de mise... Appliquer le principe de précaution si les pouvoirs publics ne l'ont pas encore fait officiellement est utile. Et surtout, ne pas oublier de recycler les ampoules usagées, c'est une idée lumineuse, qui peut permettre de briller en société et apporter un éclairage différent sur les comportements individuels.

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 07:41

L’ampoule à LED

L’éclairage électronique a la réputation d’être économe en énergie, donc très propre. En réalité, les diodes peinent à endosser l’habit de lumière.

Le 27/04/2009, par Louise Allavoine , Simon Astié sur [tERRA eCO]


Permière étape : travailler l’apparence


Au rayon éclairage, l’ampoule à LED joue à cache-cache. La loupiote à diodes électroluminescentes, je unette sur le marché, n’a pas encore trouvé le culot de détrôner ses voisines. De fait, la petite dernière des ampoules basse consommation ne fait pas recette pour le moment : « Les ventes d’ampoules à LED pour l’éclairage domestique sont difficiles à mesurer, parce qu’elles sont très disparates, indique Pierre-Yves Monleau, de l’Association française de l’éclairage (AFE), mais il est certain que ce sont des broutilles sur les 250 millions d’ampoules vendues en France chaque année. »


Et celles à LED disponibles pour la maison seraient, selon Pierre-Yves Monleau, « atroces ». Le rendu de la couleur blanche, plutôt froid, donnerait une mine cadavérique. Et gare à l’effet « chambre mortuaire » car côté puissance d’éclairage, la LED rivaliserait… avec la veilleuse. Georges Zissis confirme : « Vous risquez d’être fortement déçue, explique ce chercheur spécialisé dans les sciences de la lumière à l’université de Toulouse. D’autant que ce type d’ampoule coûte trois à quatre fois plus cher qu’une fluocompacte. » Comptez ainsi une douzaine d’euros sans parler du réhausseur de teint !


Pourtant, sur le papier, les performances de l’ampoule à LED font pâlir de jalousie toutes ses voisines. Une durée de vie de 50 000 heures minimum, soit cinq fois plus qu’une fluocompacte. Côté efficacité énergétique, elle affiche un flatteur 40 % quand une ampoule à incandescence ne convertit en lumière que 5 % de l’énergie électrique qu’elle consomme.


Enfin, les LED possèdent un rendement lumineux supérieur à toutes les technologies existantes. Pour un seul watt consommé, les meilleures sur le marché fournissent un flux lumineux de 100 lumens (lm), et ce n’est qu’un début selon les fabricants. Les « fluos », elles, vivotent entre 60 lm/W et 100 lm/W. Quant aux antiques ampoules à incandescence, elles stagnent de 12 lm/W à 20 lm/W. Trop gourmandes en énergie, ces dernières sont d’ailleurs condamnées par Bruxelles à s’éteindre dès septembre 2009. Place donc aux éclairages écolos. Place aux fluos. Place aux LED !


Deuxième étape : muscler ses performances

Au vu de ses exceptionnelles qualités, imaginez les économies d’énergie que les ampoules à LED permettraient de réaliser. « Si les Etats-Unis remplaçaient la moitié de leurs ampoules actuelles par des LED, ils pourraient fermer 16 centrales nucléaires », s’enthousiasme un mensuel scientifique. « Mais le pays perdrait 70 % de sa luminosité. On ne le verrait même plus du ciel, remarque Georges Zissis. Pour garder le même niveau d’éclairage, il faudrait multiplier les LED. Au final, ce sont de nouvelles centrales qu’on devrait ouvrir… »

Pourtant, on nous avait fait miroiter que les ampoules à LED affichaient un meilleur rendement lumineux. Sur le papier, certes… mais en conditions réelles, elles ne tiennent pas toutes leurs promesses. « Une LED requiert une alimentation adaptée et de qualité, sans quoi ses performances sont fortement dégradées », lit-on sur le site spécialisé de Benjamin Monteil, un ingénieur accro aux LED. « Des 50 000 heures de durée de vie promises, on peut tomber à 2 000 lorsque le système est vraiment mal intégré », insiste Georges Zissis.

De plus, les LED apprécient la fraîcheur. Alors, à moins de conserver la lampe au frigo, le rendement lumineux « exceptionnel » dépassera rarement les 40 lm/W. Et comme ces diodes ne fonctionnent qu’à des puissances faibles, 7 W en moyenne, cela donne un flux lumineux de 280 lm contre 720 lm pour une ampoule à filament de 60 W. Au final, deux LED éclairent moins qu’une incandescente ! « Les LED constituent une très bonne technologie, mais elles ont encore du chemin à faire. Il ne faudrait pas que des fabricants peu scrupuleux lui barrent la route en décevant les consommateurs avec des produits médiocres », avertit Georges Zissis.


Etape 3 : devenir toute propre

Si les LED font pâle figure à l’utilisation, elles virent au bleu pétrole en phase de production. Car ces diodes sont constituées de semi-conducteurs dont la production s’avère « plus gourmande en énergie que celle des lampes classiques », précise le chercheur toulousain. Et pour doper les performances du silicium, matière première de cette industrie, on y ajoute de l’indium, un métal dont les dérivés sont dangereux pour la santé des employés qui le manipulent. « J’ose espérer que les précautions nécessaires sont prises par les fabricants, indique-t-il, mais c’est vrai qu’il y a des amateurs, spécialement en Asie » où sont produits la majorité des systèmes d’éclairage.


Le secteur mène d’ailleurs des expérimentations sur des matériaux alternatifs, moins dangereux et moins polluants, tel que l’oxyde de zinc. Ces solutions ne seront cependant pas au point avant plusieurs années. En attendant, les industriels utilisent des métaux rares qui ne sont pas aisément récupérés au recyclage. 


Etape 4 : penser à la récupération

Soumises à la directive européenne sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E), les ampoules à diodes doivent elles aussi être retraitées. « La collecte est organisée par la même filière que les lampes fluocompactes avec une écocontribution de 0,18 centime incluse dans le prix d’achat. Mais, à ce jour, les LED ne représentent qu’une infime partie des volumes récupérés, à peine quelques centaines de kilos en 2008 sur un total de 4 000 tonnes de lampes récoltées », détaille Anne Esnault, de Récylum, l’éco-organisme agréé pour l’élimination des lampes usagées. Normal, car les ampoules à LED, disponibles dans le commerce seulement depuis deux ou trois ans, ne sont pas encore grillées. Et si elles brillaient les 50 000 heures promises par les fabricants, on ne les verrait pas dans un bac de collecte avant cinquante ans (pour trois heures d’activité par jour en moyenne).


Mais à vrai dire, dans le cycle de vie, les phases de recyclage et de production additionnées ne représentent que 15 % de l’impact environnemental des LED, selon Georges Zissis. « En réalité, 90 % de l’énergie consommée par les lampes, tous types confondus, l’est pendant leur utilisation », explique-t-il. Alors, pour faire des économies d’énergie, le meilleur moyen est encore d’éteindre la lumière.

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Published by [Terra Eco] - dans Energie
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