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  • : Événements et dynamiques centrés sur l'écologie à Bagnères de Bigorre. Car informer n'est plus un droit mais un devoir ! Diffusion régulières de dossiers et de fiches pratiques en lien avec nos idées (vertes) et nos partenaires.
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LA COMPAGNIE DES JOLIES CHOSES

P'tites annonces!!

Olivier Pujol, écoconstructeur, recherche de la laine de mouton.
De plus, il lance, fin janvier, un chantier collectif poele de masse, torchis mur et voûte dans sa maison de Gayan. Echange donc de coups de main contre nourriture et logement.
Pour tout renseignement: pujololivier@yahoo.fr   ou sur leur
blog : http://melissa-et-olivier.over-blog.com


Archives

17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:16

 L’association 2bouts organise les 24 et 25 janvier 2011 une formation pratique sur les techniques de construction ossature bois (murs, toiture, sol) adaptable à différentes méthodes de remplissage et d’isolation.
Le stage, se déroule sur 2 jours, à la ferme de la Bouzigue (Montaigut sur Save - Haute Garonne) et est accessible à tous.

 

Programme :
• Technologies de conception-bases
• Dessins de conception-bases
• Commandes aux fournisseurs
• Préparations et dessins pour le chantier
• Épures
• Réception des pièces, établissement des bois et taille
• Assemblages
• Levage

 

Horaires : de 10h à 13h et de 14h à 18h (pause repas de 1 heure)

Tarif : 130€ les deux jours (Repas et adhésion compris). 90€ pour les demandeurs d’emploi, RSA, étudiants, petites bourses. Possibilité de facilité de paiement.

 

Réservation obligatoire (10 à 12 places maximum) par mail : formastage@friture.net ou au 09 54 62 04 01

Formateur : Xavier Méric (professionnel en éco-constructions et habitats autonomes)

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Published by Asso 2bouts - dans Habitat
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:58

L’habitat écologique, respectueux de l'ensemble de l'environnement reste inabordable pour tout petit budget ou même dit "classe moyenne".

C'est pourquoi se développent de plus en plus des chantiers solidaires et participatifs, car ne pas avoir les moyens ne nous empêche pas d'avoir une conscience.

Chacun y apprend de l'autre qui a lui même appris lors de précédents chantiers collectifs et bénévoles.


Ainsi   Patrice et Geneviève Debordeaux lancent un appel à solidarité et au partage des savoirs sur le chantier de leur futur habitat.


Patrice a participé notamment aux chantiers de construction du local de l'AMAP de Trébons ( AMAP de la Haute Vallée de l'Adour). Ce Bâtiment agricole que le GAEC Ouscade prête à l’AMAP pour ses activités est à ossature bois, aux murs adaptés à l'exposition: bottes de pailles avec enduits terres pour l'Est, bardage  au Nord et Ouest, torchis au  sud. Certains d'entre vous connaissent bien ce bâtiment de distribution de paniers .

L'apprentissage qu'il en a retiré, et  ses participations  à d'autres chantiers lui permettent de se lancer pour sa propre famille.

Voici son message qui vous invite à en savoir plus et que j'accepte de vous transmettre avec plaisir, visiteur bienvenu de notre blog : 

 

Oyé, oyé braves " Amapiens " et vous tous en cet an 2010 !

Un chantier participatif, d’une auto-construction " Ossature bois/ terre-paille "est ouvert par l’un des membres de la " Confrérie maraîchères ".

Nous y entreprendrons divers ateliers, allant des fondations cyclopéennes à la pose des tuiles, en passant par la construction d’une ossature plate-forme, sol en terre, récupération eau de pluie, solaire thermique, toilettes sèches etc…

Si un tel projet vous semble pertinent, nous vous invitons à partager avec nous cette " Aventure " sur Capvern les bains, Le Laca, où vous serez les bienvenus.

Notre contact :

 

05 62 34 92 76

              debordeaux.genevieve@neuf.fr

Je vous invite à les contacter quelle que soient vos motivation ou votre curiosité. Je vous invite également et remercie par avance d'en parler autour de vous,

 

Patricia Roland, présidente de l’AMAP de la HVA, chargée de projet à Terra ma Terre.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 00:00
A Paris du 13 mai au 1er novembre 2009, une exposition nommée "Quelles architectures pour une ville durable ?" se déroule. Nous vous proposons de parcourir le pdf du dossier de presse (40 pages tout de même) en cliquant sur ce lien.
Les idées fourmillent, plus ou moins écologiques, à chacun de se faire son opinion, d'apprécier ou pas.

Profitons de cet espace dédié à l'écoconstruction pour vous rappeler que Terra Ma Terre fait le lien avec des écochantiers participatifs. Des maisons en terre-paille ou en paille, se construisent en Bigorre et vous ouvrent leurs portes contre un petit coup de main formateur. N'hésitez pas à nous demander tout ça par mail : terramaterre@yahoo.fr. Vous pouvez aussi faire un petit tour par le blog d'olivier et mélissa qui auto-éco-construisent leur maison terre-paille de Gayan : cliquez ici
Le blog est chronologique, donc les dernières photos sont à la fin.

Pour ceux qui iront faire un tour par la capitale toutes les infos sur l'expo :
Cité de l’architecture & du patrimoine
Galerie haute des expositions temporaires
Palais de Chaillot – 1 place du Trocadéro
75116 Paris (métro Trocadéro)
Ouverture tous les jours de 11h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h – Fermeture le mardi
Entrée payante
Plein tarif : 8 € - Tarif réduit : 5 €Habitat écologique
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 00:06

Chantier participatif maison paille OLEAC  01.09.09 au 30.11.09 (sept> novembre 2009). 

 

L’été se termine, notre projet MAISON MURS PORTEURS PAILLE 2009/2010 a bien avancé grâce a pleins de » petites mains »

La fondation est prête, les cabanes (toilettes sèches/restaurant/douche)  sont sortie de terre, le jardin est resplendissant, et puis la maison PAILLE de notre allié « pierlo » est monté au ciel.. (La charpente est encours). Prochainement des photographies sur ce blog !

 

Avant de rentrer dans l’hiver et afin d’être prêt pour redémarrer en février 2010 pour la charpente... Nous avons besoin d’aide a OLEAC  (et a esconnets aussi une fois par semaine mini) pour poursuivre :


Pour septembre / octobre / novembre 2009 :

 

  • La phyotoepuration (constructions des bacs et placement des plantes)
  • Construction du mur de soubassement
  • Construction de la lisse basse.
  • Et toujours le jardin qui nous nourri a entretenir..

 

Si vous êtes partant pour un jour, une semaine ou plus, faites nous signe !

Patrick et Dominique.

 

RAPPEL DU PROJET:


Installés dans un petit village (90 habitants) des hautes Pyrénées « Oleac dessus » (entre Tarbes, Bagnères et Tournay) ; Dominique, Patrick, Antonin, Emile et Marguerite sont enchanté-e-s de vous annoncer la future naissance de leur maison en murs porteurs paille posés sur des murs en brique intégrés dans une fondation romaine et enfin chapeautés d’un toit en ardoise.

Ce chantier en auto-construction participatif a débuté en février 2009 et se terminera en fin 2010. Il s’organisera autour de 3 pôles :

 

1 La maison en paille de 100 m2 au sol avec aménagement des combles.     

2 Le jardin potager

3 La nourriture.

 

Nous offrons repas et  hébergement sous une yourte et chez nous contre mains  d’œuvre et coups de main en cuisine et potager,

Possibilité de s’inscrire par session d’une ou plusieurs semaines.

 

*  Écrivez nous  à : Dominique et Patrick BLAQUE, Village, 65190 OLEAC DESSUS

Tel : 05 62 35 46 25 (toute la journée jusqu'à 21h)

Email : pblaque@hotmail.com

 

Et consultez régulièrement le blog  pour les Mise à jour et infos du chantier :

http://roberthue.spaces.live.com/

 


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Published by Dom et Pat Blaque - dans Habitat
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 18:25


Crée en Septembre 1997, le réseau a pour objectif de :
- recueillir et diffuser des informations de toute nature entre les personnes désireuses de participer à la création et au développement d'éco-villages,
- permettre des contacts et des rencontres entre elles,
- promouvoir un mode de vie écologique et  solidaire et favoriser toute initiative de création d'éco-villages.


Le réseau n'est affilié à aucun courant politique, religieux ou idéologique. Tout en conservant son
indépendance, il fait partie du Réseau International des Ecovillages G.E.N. (Global Ecovillage Network), qui fait circuler des informations sur les écovillages dans le monde entier, et en europe en particulier.

Trouvez ICI et dans nos liens l'adresse de leur site
(http://www.rama.1901.org/ev/) vous trouverez une carte de france détaillée de l'étendue du réseau et des contacts pour toute information. Trouver dans notre Ecogazetto a ce lien 

 

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 17:34
Plaidoyé pour l'éco-auto-construction par Olivier Pujol

Extrait du commentaire:
collectif écoconstructeurs et l'association bolo:
L'Habitat écologique

Introduction :

« Le mot Habitat provient du vocabulaire des botanistes du 19ème siècle : milieu propice à la vie et à la reproduction. »(Thierry Paquot. L'Ecologiste N°20 p24)
L'Ecologie s'occupe du maintien des équilibres entre les êtres vivants et leur environnement ; ce maintien des équilibres repose sur la condition fondamentale que nos choix dont nous ne connaissons pas les conséquences sur le long terme et qui peuvent déséquilibrer la balance, doivent pouvoir être remis en cause et rééquilibrés par les générations futures.
L'Habitat et l'Ecologie ne peuvent alors pas être dissociés car un milieu propice à la vie et à la reproduction ne peut nuire à l'avenir des fruits de cette reproduction.
L'habitat résulte aujourd'hui d'un travail humain qui transforme les ressources du milieu collectif propice à la vie et à la reproduction : l'espace Terre. Cet habitat collectif -la terre- se morcelle donc inexorablement en habitats individuels.
Cette parcellarisation en propriétés est induite par le temps de travail possédé par chaque individu ; est elle incompatible avec la dimension écologique de l'habitat ?
Chacun peut aisément comprendre qu'un habitat collectif nécessitera moins de ressources que plusieurs habitats individuels et que la possession de plusieurs logements incite ceux qui en sont dépourvus à dépenser des ressources pour en posséder un ; mais l'objectif est avant tout de ne pas dépasser l?empreinte écologique admissible .
Pour cela, il est avant tout nécessaire de privilégier l'emploi de ressources renouvelables tout en limitant les apports énergétiques fossiles et radioactifs ; la consommation quotidienne est aussi un des leviers essentiels permettant d'influer sur les économies d'énergies bien que celle-ci présente aussi rapidement ses limites.
Quels sont donc les enjeux de la construction de nos habitats qui doivent être à la fois sain et non énergétivores ; il faut revenir avant tout sur l'histoire de la construction qui de l'auto production, à la perte de savoirs faire, devrait aujourd'hui revenir à une réhabilitation de ces savoirs anciens ; si ces derniers ne sont pas compétitifs sur le marché, le retour à l'auto construction est indispensablement écologique.


Première partie : Posséder un Habitat

Dans l'espace collectif sur lequel nous vivons-la terre-, nous possédons tous une chose : le temps de vie que nous avons à y passer. Ce temps de vie appartient à chacun d'entre nous et nous l'employons comme bon nous semble ; nous nous déplaçons pour aller voir des amis, nous lisons, nous nous nourrissons. Tout au long de notre vie nous consommons donc de la nourriture, des livres, des voitures.Ces biens de consommation ont nécessité eux aussi un temps de vie. Des personnes ont passé du temps à fabriquer les pièces de la voiture qui servira à aller vous promener ou à aller au travail.
Car ce temps de vie consacré à la fabrication des biens de consommation est appelé temps de travail. Ce temps de travail sert donc à transformer des ressources de l'espace collectif -la terre- en des biens individuels échangeables.
Ainsi, lorsqu'un individu va transformer de l'argile et du sable en briques pendant 10 jours, il pourra les échanger contre une commode qu'un menuisier aura mise 10 jours à fabriquer.

Nous pouvons tirer de cela deux constats :
Le premier est le morcellement en plusieurs propriétés des ressources collectives.
Le second est l'échange possible de ces propriétés en temps de travail équivalent.
Or, nous savons bien à l'heure actuelle que les échanges de propriétés ne se font plus en temps de travail mais en argent ; l'argent ne correspond plus à du temps de travail c'est pourquoi ceux qui en possède peuvent être propriétaire de biens dont le temps de travail nécessaire à leur fabrication est supérieur au temps de vie qu'ils passeront sur terre.

A/ Des inégalités énergétivores
Un propriétaire de deux habitats incitera nécessairement celui qui en est dépourvu à en construire un autre. Plus il y aura d'inégalités, plus il y aura d'accumulations de propriétés et donc de nécessité d'en construire d'autres pour ceux qui auront été expropriés ; ainsi va le chemin de la croissance et de la surconsommation énergétique.
En effet, « au niveau mondial, chaque année, le bâtiment consomme 50% des ressources naturelles, 40% de l'énergie,16% de l'eau et génère 25% des Gaz à Effet de Serre (GES) » (Suzanne et Pierre Déoux. Le guide de l'Habitat sain .Ed Médieco Andorre 2004 p13).
Si les propriétés étaient réparties égalitairement, il n'y aurait plus besoin d'en construire de nouvelles.
Or, le droit du sang -celui de transmettre prioritairement sa propriété à sa descendance- prime sur le droit du sol -celui de posséder égalitairement les ressources de l?espace collectif- ; alors que les ressources sont aussi les fruits du travail de ceux qui ne sont plus là pour les posséder.
En effet, comment prétendre posséder du temps passé ?
Ainsi, si nous répartissions le nombre de logements français égalitairement :
Nous nous apercevons qu'il n'y aurait plus besoin de construire du neuf et de faire de dépenses énergétiques.

B/Habitat collectif et individuel
Le premier principe au niveau des économies d'énergies, est d'avoir un rapport surface extérieure/ volume intérieur le plus faible possible ;
Nous nous apercevons que avec le même volume, un bungalow en L consomme deux fois plus d'énergie qu'un appartement de même dimension situé à l'intérieur d'un immeuble.

C/L'empreinte écologique :
Dans tous les cas, l'objectif est de ne pas dépasser l?empreinte écologique admissible ;
Qu'est ce que cette empreinte écologique ?
Pour cela, imaginons ce qui se passerait si une ville était enfermée sous une coupole de verre laissant passer la lumière mais empêchant la matière de toute sorte de rentrer ou de sortir
La santé et l'intégrité de tout le système humain ainsi emprisonné dépendraient entièrement de ce qui aurait été enfermé sous la coupole.
Supposons que notre ville soit entourée d'un paysage diversifié où sont représentés terres arables et pâturages, forêts et eaux -tous les genres de sols écologiquement productifs- proportionnellement à leur quantité sur la terre actuellement.
Supposons de plus que notre capsule de verre soit élastique et qu'elle puisse s'étirer.
La question devient alors la suivante :
Quelle dimension devrait atteindre la coupole pour que la ville quelle contient puisse vivre indéfiniment et exclusivement des écosystèmes de sol et d'eau et des ressources énergétiques contenus dans la capsule.
En d'autre terme quelle superficie totale d'écosystème terrestre faut il pour soutenir toutes les activités sociales et économiques des habitants de notre ville vaquant à leurs affaires au jour le jour ?
Par définition, la superficie totale des écosystèmes nécessaire pour que la ville puisse continuer à vivre représente son empreinte écologique.
Nous pouvons ainsi déterminer l?empreinte écologique d?un individu par rapport à un autre :
Ainsi un Canadien a une empreinte écologique de 7,7ha, un habitant des états unis de 10,3ha, un indien de 0,8ha alors que la moyenne mondiale est de 2,8ha.
Connaissant l'empreinte écologique de chacun, nous devons calculer si elle est admissible ; rentre alors en compte la bio capacité per capita . La bio capacité per capita est la quantité que recevrait chaque personne si on divisait également entre toute la population mondiale actuelle, le sol et l'espace marin écologiquement productifs sur terre. Si ce morceau de planète était une île ronde entourée par la mer, elle aurait une superficie de 2,2 ha et un diamètre de moins de 170 mètres en incluant l'espace marin et de 1,7ha en ne comprenant que
les continents.


Ainsi, si l'empreinte écologique d'une catégorie de population (USA, Canada, France..) dépasse la bio capacité per capita, c'est au détriment d'une autre catégorie de la population.
De plus on constate que l'empreinte écologique mondiale dépasse la bio capacité per capita. Cela signifie que la surface écologiquement productive de la planète n'est plus suffisante pour endiguer le niveau de consommation général et particulièrement celui des pays dont l'empreinte dépasse la bio capacité per capita.

Ainsi, il faudrait 4 planètes si l'ensemble des individus consommait comme un américain, 3 comme un Canadien.
Nous constatons évidemment que l'empreinte écologique a largement dépassé la bio capacité per capita qui est en plus en train de diminuer (de 8,8ha à 2,2ha depuis le début du XXème siècle) pour deux raisons :
- l'accroissement de la population mondiale
- l'accroissement des surfaces bâties qui rendent le sol improductif

Il semble donc indispensable de limiter les constructions neuves et au pire de ne pas dépasser lorsqu'on le fait l'empreinte écologique admissible de 2,2 ha.
Données librement adaptées de l'ouvrage de William Rees et Mathis Wackernagel .Notre Empreinte écologique Ed écosociété 1999 Montréal.




Deuxième partie : privilégier l'emploi des ressources renouvelables

A/ Choisir son énergie pour une faible empreinte
La notion d'empreinte écologique repose sur l'idée que pour chaque article de consommation matérielle et énergétique, une certaine quantité de sol dans l'une ou plusieurs des catégories de l'écosystème est requise pour fournir les mouvements des ressources et l'absorption des déchets reliés à cette consommation.
Ainsi, le ratio énergie/sol décrit combien 1ha de sol écologiquement productif peut fournir comme énergie chaque année (p106 à 112) :
- pour l'énergie fossile, 1ha fournit au maximum 93 millions de KW
- pour l'énergie hydroélectrique, 1ha fournit jusqu?à 15 milliards de KW
- pour l'énergie photo voltaïque, 1ha fournit jusqu?à 500 millions de KW
- pour l'éolien, 1 ha fournit jusqu?à 25 milliards de KW
- pour le solaire thermique, 1 ha fournit jusqu?à 40 milliards de KW
- pour le nucléaire, 1 ha fournit de 50 milliards à 20 millions pour un site comme tchernobyl.

Grâce à ces ratios et à la connaissance de la consommation d'un habitat en KWh nous pouvons savoir quelle est l'empreinte écologique de la consommation d'un habitat et de ses habitants.
En France la consommation moyenne est de 200KWh par m2 de surface au sol ; si nous considérons un habitat de 100 m2 sur une année (8760heures) un tel habitat consommera 195millions de KW.
Si cette énergie est fossile, l?empreinte de l?habitat sera de 2,09ha, mais si elle est hydroélectrique, l?empreinte tombe à 130m2.

B/ D'abord le bio climatisme :

Nous venons de dire que la consommation moyenne d'un habitat était de 200KWh par m2 ;
Or, il est possible grâce à l'emploi d'un système constructif particulier de diminuer cette consommation jusqu'à 15 KWh par m2.
En reprenant l'exemple ci-dessus ayant adopté les préceptes de la maison passive, nous tombons, toujours pour 100m2, à une consommation annuelle de 13,4 millions de KW ;
Soit une empreinte écologique de 1440m2 même avec l'utilisation d'énergie fossile.
Nous constatons bien que les principaux gains que l'on peut faire sur l'empreinte écologique d'un habitat se font sur sa conception et non sur les matériaux mis en oeuvre (ratio de 75 à25%), mais que plus nous diminuons cette dernière et plus le ratio s'inverse.
Avant de revenir sur les matériaux et l'énergie qu'ils contiennent, revenons sur les principes du bio climatisme :
L'implantation
Isolation et inertie
Solaire passif
Solaire actif


C/ Ensuite l'emploi de matériaux judicieux :

Une ressource possède un taux d'énergie incorporé ; c'est en cela qu'elle sera plus ou moins renouvelable.
Les matériaux sont les ressources plus ou moins transformées permettant la construction des habitats.
Pour les matériaux, l'énergie incorporée est aussi appelée « énergie grise ».
Elle se définit comme « la somme totale d'énergie nécessaire à assurer l'élaboration d'un produit et ceci de l'extraction du ou des matériau(x) bruts, le traitement, la transformation, la mise en oeuvre du produit ainsi que les transports successifs qu'aura nécessité sa mise en oeuvre. Sont également inclues les dépenses énergétiques des matériels et engins ayant contribué à son élaboration. » Erik Niemann chargé de mission MGC-DRAST .in l'énergie grise dans la filière bâtiment travaux publics

Toujours d'après la même source, l'activité de construction (industrie des matériaux, chantiers et transport), consomme en moyenne 3 à 4 million de KW d'énergie grise par mètre carré de surface habitable.

Or, le chauffage qui est une des principales causes de déperdition, atteignait en 2000 :
180 KWh/m2/ an ce qui équivaut à 1,6 million de KW/m2/an.
Cela signifie qu'il faut environ 2 ans pour que la consommation de chauffage atteigne le seuil des dépenses d?énergies liées à la construction. Il est donc très important de privilégier un investissement dans une conception bioclimatique faisant diminuer les dépenses à moins de 30KWh/m2/an ;il faudrait alors 15ans pour dépasser le seuil des dépenses d'énergies liées à la construction.
L'on constate bien que dans tous les cas à partir de 15année d'existence une maison dépensera plus en frais de fonctionnement que lors de la construction.
Faut il pour autant abandonner nos matériaux à faible énergie incorporée ?
Les meilleures économies d'énergies viennent évidemment de l'énergie que l'on n'aura pas à produire. Comparons pour cela différentes techniques constructives (source ARESO) :



Nous constatons bien ici que certains préjugés tombent sous la coupe des chiffres ; la brique mono mur peut être montré du doigt. !!
Continuons notre investigation avec ce comparatif de divers matériaux :


fiche technique

caractéristique des matériaux


conductivité thermique: coefficient appelé lambda (?) désignant la capacité isolante d'un
matériau; plus le lambda est faible et plus le matériau est isolant.
Ce coeficient permet de calculer la résistance thermique d'une épaisseur
de mur, toit-en aplicant la formule E/-; E désignant l'épaisseur de
la paroi en mètre. Plus la résistance thermique(R) est élevée, et plus la
paroi est isolante.
insérer tableau (maison écologique sur l'isolation)

masse volumique: poid en kg d'un matériau pour un volume occupé en mètre cube m3

densité: rapport de la masse volumique d'un matériau; exemple: le bois de masse
volumique 500kg/m3 soit 500kg pour 1000 litres (1mètre cube contenant
1000 cubes de 10 cm d'arette donc de 1litre) à une densité de
500 / 1000 soit 0,5

Energie grise: exprimée en kWh/m3 elle comprend l'ensemble de l'énergie nécessaire à
la fabrication, la mise en oeuvre et le recyclage du matériau.



matériaux à résistance thermique densité énergie grise
pour un mur de 30cm en Kwh/m3 Kwh/tonne
d'épaisseur

acier 7,85 57000

aluminium 175 2,7

ardoise 4

argile expansée 0,1 0,3 300

asphalte 1,8
coulé

béton cellulaire 0,14 0,6
avec argile expans 450
pierre ponce 200

béton bitumeux 2,2

béton non armé 2,2 500

béton armé 1,3 2,5 1850

béton de 0,75 à 1,55
granulats légers

béton maigre 1 1,8
(chapes)

blé, orge, seigle 0,8

bois d'oeuvre 0,13 0,5 180

bois lam.collé 0,2 0,6 2200

bois de conifère 0,15 0,6
séché à l'air

bois de feuillus 0,18 0,8
séchés à l'air

bois dur tropicaux 1


bois en buche:
conifère
sec 0,45
humide 0,65
feuillus
sec 0,7
humide 1

bois en copeau
en vrac 0,2
compact 0,3

brique
terre cuite
_poreuse à
perforation 0,2 0,7 450
verticale

_légère à
perforation 0,45 0,7 700
verticale

_de maçonnerie 0,68 1,6 1200

_réfractaire 0,96 2 1700

brique terre crue 100à120
et pisé

silicocalcaire 0,7 1,4 350

calcaire tendre 2,5 1,8

calcaire compact 2,8



cellulose 0,04 0,04 50
(flocons)

cuivre 8,9 138000

Dalle béton 2,3 750

Dalle asphalte 0,9 1950

Enduits
synthétiques 3300
ciment 1100
platre 0,9 750

fibro ciment 2 4000

fonte 7,25

fer à béton 9300

grès 2,5

gravier 1,7

laine de mouton 0,04 0,03 55

laine de verre 0,04 0,03 250

laine de roche 0,04 0,04 150

lin en rouleau 0,04 0,03 30

métaux cuivreux 8,9

mortier
ciment 2 300

paille et foin
en vrac 0,07 0,1
botellé 0,04à0,06 0,15

panneaux
agglomérés:
_ formaldéh. 0,13 0,65 2000
_ isocyanante 0,17 0,65 3000
_ fibraglo 0,2 1,2 2900
_ laine de bois 0,09 0,5 1200
(pour support enduit)
_ liège 0,05 0,11 450
_ contreplaqué 0,15 0,8 4000
_ fibre dure 0,17 0,9 3800
(triply,médium)
_ fibre tendre 0,05 0,3 1400
(isolant)
_polystyrène
expansé 0,04 0,02 450
extrudé 0,04 0,03 850
_polyuréthane 0,03 0,04 1200
_natte polyester 0,04 0,03 600

parpaing creux 150à250

papier 4500 à
(selon blanchiment et 22000
taux de recyclé)

perlite 0,05 0,09 230

plaques:
platre 0,9 850
fermacell 1,1 900

plastique
bache 20900
épais PER 3300
plomb 11,4

sable 1,7 à1,9

Terre
sèche 1,8
humide 2,1

Terre
allégée 0,3 0,8 30

Torchis 0,7 1,4 25

Traitement
bois:
_Sel de bore 1900
_phytosnitaire
pétrochimique 30580

Tuiles:
terre cuite 4 1,8 1400
ciment 2,3 500

verre 0,7 2,5

verre cellulaire 0,04 0,12 1600
(étanchéifier et
isoler les toits
plats)

zinc titane 7,2 181000


Nous voyons bien par exemple qu'une couverture en bac acier est X fois plus énergétivore qu'une couverture en tuile.

D/Une distinction entre éco construction et habitat sain : une aberration !

On nous apprend aujourd'hui à distinguer éco construction et Habitat sain :
En effet, l'éco construction différencie les matériaux selon l'énergie incorporée alors que l'habitat sain les différencie selon leur toxicité.
Or, un matériau peut être sain et énergétivore ;
Afin d'expliquer cette contradiction, revenons sur les critères de toxicité aujourd'hui en cours:
-Matériaux classés cancérigènes
-émissions de COV
-+pages 155 et suivante (guide de l'habitat sain)
Au-delà de ces critères applicables individuellement à la santé de chacun, nous pouvons tenir deux raisonnements :
-nous pouvons dire que tout matériau présente des degrés de toxicité ;
Ce qui signifie qu'un matériau ne peut être en soi toxique mais plus toxique qu'un autre.
-et que la toxicité ne doit certainement pas rester cantonnée à des critères individuels ; en cela elle devient contradictoire avec l'éco construction (exemple de la brique mono mur) .mais qu'elle doit prendre en compte la santé de la collectivité et donc des critères comme l'émission de GES et d?Energie Grise qui déterminent la toxicité des matériaux pour la planète.
Ainsi, la brique mono mur n'est pas un matériau sain (car il respire) et toxique parce qu'il a une forte énergie grise ; mais un matériaux plus toxique que le terre paille et moins que le PVC selon le seul critère de toxicité envers la planète.
Pourtant, nous devons parfois faire appel à des matériaux comportant plus d'énergie grise que d'autres ;
-En effet, un matériau n'est pas efficient dans tous les contextes constructifs (on ne peut employer de la brique mono mur en toiture).
-De plus des critères économiques ne permettent pas d'employer toujours les matériaux appropriés

Troisième partie : Les enjeux de la construction


A/ les limites

Chaque matériau doit être employé à bon escient ; il n'est pas possible de construire un habitat durable dans le temps qu'avec le même matériau, de la paille par exemple ; celle-ci doit être surélevée du sol par de la pierre et protégée des intempéries par des enduits chaux et une charpente en bois.
Au-delà de cette limite technique, constatons en reprenant la tableau d'ARESO, que la limite est avant tout économique.
Pourtant, cela n'a pas toujours été le cas;revenons donc sur l'histoire de la spécialisation de la construction et de la dépendance technique et économique que cela a engendré :

B/ Histoire de dépendance
De l'autoproduction de l'Habitat par la communauté villageoise, l'état moderne centralisateur a voulu régir les savoirs faire et leur apprentissage ; la révolution industrielle en étendant à grande échelle la production de matériaux n'a pas en parallèle maintenu les savoirs faire ancestraux.
L'apparition du salariat rémunérant une personne pour une seule tache fait dépendre cette dernière de l'entrepreneur qui possède le moyen de production et du voisin.
L'atomisation des taches permet d'accroître l'importance de ceux qui vendent par rapport à ceux qui produisent. Ces derniers dépendant complètement des premiers.
Même s'il n'est pas possible de connaître comment tout produire, l'accès de tous à ces savoirs simple permet à chacun de retrouver une liberté perdue pour beaucoup depuis bien longtemps ;
Ainsi, construire sa maison permet d'économiser du temps et de l'argent : (cf auto construire)

C/ L'indispensable auto construction
Un rapide comparatif entre un salarié faisant appel à un constructeur (éco ou non) et un auto constructeur (éco ou non) démontre la pertinence de l'auto construction :
Gain de temps, d'argent:
Si l'auto construction doit faire appel à l'assemblage de produits préfabriqués (parpaings, briques...) elle diminue son autonomie et les avantages qui lui sont liés.
En revanche si elle emploi des matériaux à faible énergie incorporée (bois ronds, chaume, paille...) elle temps et le bien être de ceux qui s'y engage.
Un des principaux frein, est la soit disant difficulté que représente la construction d'un habitat
(comparatif avec des recettes de cuisine) ; alors que l'on spécialise des jeunes de plus en plus jeunes dans ces secteurs du bâtiment tout en les éloignant de plus en plus d''une culture générale les autonomisant. Ne sont ils réellement capables que de çà ?
Il faut à tout prix remettre sur un pied d'estal l'enseignement général, car la technique est un outil et non la vie !
Le deuxième frein majeur, est le temps que les personnes disent ne pouvoir pas prendre pour auto construire leur habitat. Le calcul ne tient pas du tout au niveau économique, mais les personnes ont souvent peur de ne pas retrouver le même travail qui leur permet aussi de faire vivre leur famille.

Même si ce raisonnement peut être remis en cause, ne faut il pas aussi militer pour un droit au
logement qui passerait par un temps dégagé à chacun pour l'auto construction de son habitat !







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Published by Olivier Pujol- écoconstructeur - dans Habitat
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