Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Événements et dynamiques centrés sur l'écologie à Bagnères de Bigorre. Car informer n'est plus un droit mais un devoir ! Diffusion régulières de dossiers et de fiches pratiques en lien avec nos idées (vertes) et nos partenaires.

Publicité

Faucheurs volontaires contre tournesol mutant

Analyse : Agriculture. La firme Pioneer est accusée de créer des «OGM clandestins».

Jean Donnenwirth, le directeur juridique de Pioneer, l’assure : il n’y aurait rien de bien neuf dans ces champs de tournesol ; tout juste «l’amélioration de processus utilisés depuis quatre-vingt ans dans l’agriculture». Vraiment ? José Bové pense l’inverse. «Les grandes firmes semencières travaillent à mettre au point de nouvelles biotechnologies pour contourner l’obstacle de la mobilisation et de la réglementation sur les OGM», dit-il par téléphone.


Choc. Du coup, plus de cent faucheurs volontaires sont partis à travers champs et vergers, hier, pour faire le siège du laboratoire de recherche sur le tournesol de Pioneer Génétique. Pourquoi ? Parce qu’après la transgenèse qui produit les OGM, c’est la mutagenèse du tournesol qui est là mise au point. Il s’agit non plus de coller un gène dans une plante mais de provoquer la mutation naturelle de ces plantes par une série de chocs chimiques obtenus par arrosage de produits très complexes. Des «OGM clandestins» pour les faucheurs. Le directeur juridique de Pioneer rejette ce terme. «Chacun a sa lecture des textes réglementaires, évacue-t-il. Il n’y a plus d’OGM, et ceux qui y sont opposés ont besoin de trouver de nouveaux objectifs…» Pour lui, les semences produites à Montech ne «posent aucun problème».


Ce qui n’est évidemment pas l’avis des faucheurs. Les produits obtenus par mutagenèse sont, selon eux, «des OGM aux termes de la directive 2001-18 mais échappent encore à tout contrôle et ne sont soumis à aucune obligation de transparence», explique un faucheur. Autrement dit, ces plants pourront être produits sans que les agriculteurs ne sachent qu’ils manipulent des «OGM», ni les Français qu’ils en consomment. «On continue à breveter le vivant ou à dégrader la planète sans se soucier de la santé humaine», assure Agnès Renauldon, militante anti-OGM venue de l’Indre.


Rendez-vous. Les faucheurs sont arrivés de toute la France. Ils entendent camper là jusqu’à l’obtention d’un rendez-vous au ministère de l’Environnement. Une délégation était reçue en fin de journée à la préfecture du Tarn-et-Garonne pour l’obtenir. «S’il ne nous était pas accordé, s’amuse Jean-Baptiste Libouban, l’un des initiateurs du mouvement des faucheurs, c’est à la préfecture que nous dormirions…»



Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article