Objet : Offensives pro-ogm
Le maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto, dont la culture a été suspendue en France l'an dernier, ne présenterait pas de danger pour la santé humaine, selon un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, révélé par Le Figaro hier.
Des données contestées ce jeudi matin par José Bové, qui dénonce les pressions du « lobby des OGM » à quelques jours d’une discussion, au sein de l’Union européenne, sur la question "le principe de précaution", le gouvernement français avait interdit début février 2008 la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).
Début novembre, les autorités sanitaires européennes avaient estimé infondé le maintien d'une clause de sauvegarde en France contre le maïs MON810.
Cet avis devrait compliquer la tâche du ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, qui doit défendre, le 16 février prochain devant la Commission européenne, la clause de sauvegarde activée par la France. En l’absence de majorité qualifiée, le 25 juin 2009, lors du Conseil, les ministres européens de l’Environnement pourront se prononcer.
Par ailleurs, le 21 janvier dernier la Commission européenne (CE) a proposé aux Etats-membres l’autorisation de la culture de deux autres maïs OGM, le TC1507 de Pioneer et le Bt11 de Syngenta, tous deux résistants à un insecte et tolérants le glyphosate. La Commission confirme ainsi sa tendance à vouloir introduire les OGM en Europe. Terra Ma Terre dénonce cette atteinte à la transparence scientifique, et cette dérive anti-démocratique quand on sait que plus de 80% des français sont hostiles aux OGM.
N.S.