Olivier Pujol, écoconstructeur, recherche de la laine de
mouton.
De plus, il lance, fin janvier, un chantier collectif poele de masse, torchis mur et voûte dans sa
maison de Gayan. Echange donc de coups de main contre nourriture et logement.
Pour tout renseignement: pujololivier@yahoo.fr ou sur leur blog :
http://melissa-et-olivier.over-blog.com
Selon le journal "Le Monde" : "La France va devoir importer de grandes quantités d'électricité cet hiver pour satisfaire la hausse de sa consommation et des
coupures pourraient intervenir en cas de "froid intense et durable", a prévenu vendredi 30 octobre le Réseau de transport d'électricité (RTE).
La filiale d'EDF, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4000 mégawatts (MW) d'electricité "durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010", selon une étude publiée vendredi. Cela équivaut à la production de 4 réacteurs nucléaires.
Cette forte dépendance de la France vis-à-vis de l'étranger pour ses besoins en électricité s'explique par les nombreux arrêts de production dont est victime le parc nucléaire français cette année. Une quinzaine de réacteurs nucléaires sur 58 étaient à l'arrêt vendredi pour maintenance, pour rechargement en uranium, ou pour avanies diverses, selon une source proche du dossier.
En raison de ce déficit de production, la France a déjà dû importer 7 770 mégawatts le 19 octobre, une situation particulièrement inédite à cette période de l'année. Et la consommation
d'électricité va comme chaque année atteindre des niveaux record cet hiver, en raison du fort équipement des Français en chauffages électriques. "Dans une situation de froid intense et
durable [...] le niveau d'importation pourrait atteindre 9 000 mégawatts", indique le gestionnaire de réseau, soit la "capacité maximale" d'importation supportable par le
réseau électrique français.
Le réseau électrique français n'est en effet pas conçu pour importer de grandes quantités d'électricité, le pays étant d'habitude plutôt exportateur d'électrons. Si une telle situation était
atteinte, RTE pourrait donc avoir recours "à des moyens exceptionnels", incluant des coupures partielles d'électricité dans certaines régions pour éviter que le système électrique ne
s'écroule."
Cette situation inédite nous invite plus que jamais à prendre de l'avance en matière d'indépendance. Pour les accros à l'électricité qui ont envie d'investir, le groupe électrogène s'impose. Dans ce rayon là, on ne peut que vous conseiller celui du bio atelier de Bigorre. Produit localement, fonctionnant au biogaz (production locale) ou aux huiles végétales (production locale aussi) avec un petit plus solaire, il est calibré en fonction de vos besoins.
Mais bon, tout le monde n'a pas les moyens. Que nous reste t'il alors? Faire collectivement des économies d'électricité. Refléchir chacun chez nous pour limiter notre consommation. Et si c'était là un moyen d'apprendre à boycotter ce réseau nucléarisé (et donc durablement dangereux)? Pourquoi ne pas en profiter aussi pour nous faire partager vos trucs et astuces en matière d'économies? N'hésitez pas à nous envoyer vos mails à : terramaterre@yahoo.fr
Partout en France, mobilisons-nous pour le rassemblement européen
à Colmar (Alsace), les 4 et 5 octobre 2009
=> Découvrez le programme (concerts, spectacles, conférences...) : CI-JOINT.
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ville.
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affiches.
Cliquez maintenant sur : http://www.fermons-fessenheim.org/
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POUR EN SAVOIR PLUS :
Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009, des citoyens venus de la France entière,
mais aussi de l'étranger
(Allemagne, Suisse, Autriche, etc)
se rassembleront pour agir lors d’une
GRANDE MANIFESTATION
LE SAMEDI 3 OCTOBRE À 14H
Face à ces turbulences, les fabricants de panneaux subissent un coup de froid. Mi-août, l'allemand Q-Cells, l'un des tout premiers producteurs mondiaux, a annoncé avoir accusé une perte de près de 700 millions d'euros sur le premier semestre 2009, contre un bénéfice de 82,1 millions d'euros sur la même période en 2008. Un revers brutal, qui survient après des annonces de licenciements chez des fabricants chinois.
Le cabinet d'analyses américain iSuppli estime même qu'un engorgement du marché pourrait se produire en 2009, qui verrait la production de panneaux atteindre une puissance totale de 7,5 gigawatts, alors que les installations nouvelles représenteraient seulement un peu moins de 4 gigawatts. En 2008, les ventes mondiales avaient atteint 5,6 gigawatts, selon l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA).
ENGORGEMENT
Outre l'impact de la crise économique mondiale sur les dépenses d'installation et sur les investissements dans des parcs solaires, le marché du solaire souffre, ces derniers mois, de maux qui lui sont propres. L'Espagne, qui représentait plus de 45 % du marché mondial en 2008, a drastiquement réduit sa politique d'aide financière au solaire, trop coûteuse pour les finances publiques. "L'instabilité des règles, économiques et techniques, est une très mauvaise chose pour la filière", note André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables.
Malgré les signes avant-coureurs de la décision espagnole et d'un engorgement du marché, beaucoup d'industriels, engagés dans une bagarre de parts de marché, ont continué à produire. Henning Wicht, du cabinet iSuppli, note non seulement que le secteur du solaire a récemment attiré un très grand nombre de nouveaux acteurs, qui peinent parfois à y trouver leur place, mais aussi que la production de panneaux est une activité à forts coûts fixes, qui s'accommode mal de variations de marché. Les à-coups conjoncturels ne paraissent pas pour autant remettre en cause la tendance à la croissance sur le long terme. D'autant que le coût du polysilicium, la matière première des modules photovoltaïques, devrait baisser, suite à la récente augmentation de la production mondiale.
"L'attractivité du solaire reste solide, sans inspirer de crainte sur le marché", affirme Eleni Despotou, directrice de la stratégie politique de l'EPIA. L'énergie solaire représente actuellement moins de 1 % de la consommation européenne d'électricité, mais pourrait en fournir entre 4 % et 6 % en 2020, selon le cabinet de conseil A. T. Kearney. Cette proportion pourrait même atteindre jusqu'à 12 %, selon Eleni Despotou, si les décideurs politiques européens établissaient "des conditions plus favorables, par exemple en matière de réseaux intelligents (smart grid) et de techniques de stockage de l'énergie".
De nombreux pays projettent de développer nettement la part du solaire dans leur production d'énergie. En France, le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif d'une puissance installée de 5,4 gigawatts en 2020. Ces engagements à long terme ont conduit EDF à présenter, fin juillet, un projet d'usine de panneaux solaires avec l'américain First Solar.
Plus important marché mondial ces dernières années, excepté en 2008 avec la brusque montée en régime de l'Espagne, l'Allemagne devrait reprendre la tête en 2009, tandis qu'aux Etats-Unis, la baisse des prix et les aides fédérales vont soutenir la demande.
Les fabricants chinois, déjà très présents dans le Top 10 mondial, vont, de leur côté, profiter non seulement du plan de relance économique initié par leur gouvernement, mais aussi de la politique d'équipements en installations solaires des provinces. Cela leur permettra de se constituer une base nationale propice à une stratégie de développement encore plus offensive à l'étranger.
Ampoules à leds et
fluocompactes : économies comparées
Les ampoules à incandescence devraient disparaitre des linéaires à la fin 2012. Du coup de nombreux sites et articles s’intéressent aux alternatives et évoquent les ampoules fluocompactes (voir nos anciens articles ici et ici) et les économies qu’elles permettent.Mais on parle bien moins souvent d’une autre technologie : les ampoules à leds. Il existe en effet des ampoules qui rassemblent de 30 à 150 leds et éclairent comme des ampoules à incandescence de 25 à 70 watts tout en consommant entre 2 et 6 watts.
Pour se faire une idée de ce qu’on peut économiser, rien ne vaut un petit tableau comparatif.
L’idée vient de l’article de The Green Post Box
concernant les ampoules à basse consommation.
| Technologie | Classique | Fluocompacte | Leds |
|---|---|---|---|
| Type produit | Ampoule à filament |
Ampoule Fluocompacte OSRAM Longlife |
Ampoule globe 90 leds |
| Consommation | 60 watts | 11 watts | 5 watts |
|
Durée de vie (données constructeur) |
1000 heures | 15000 heures | 50000 heures |
| Prix | 1 € | 15 € | 33 € |
| Economie d’énergie |
|
70% | 90% |
|
Prix de revient sur 5 ans |
65 € | 26 € | 38 € |
|
Prix de revient sur 15 ans |
194 € | 61 € | 48 € |
Les prix de revient sont calculés sur la base de :
Au vu de ces chiffres, on constate que :
Ce comparatif est évidemment théorique car il ne prend pas en compte la disparition des ampoules à filament, et l’évolution probable du prix de l’énergie et des ampoules à leds et fluocompactes.
Il montre toutefois que plus on éclaire longtemps, plus on peut se permettre de payer les ampoules cher… pour profiter des économies d’énergie !
Econologie a mis en place une petite appli en Flash qui permet de calculer les économies réalisées suivant les ampoules utilisées.
En rappelant toutefois la mise en garde du CRIIREM en ce qui concerne les ampoules Fluocompactes :
"Lampes Basses Consommation, le Criirem alerte de nouveau !
Le Criirem conseil de conserver les anciennes lampes à filament jusqu'à ce que les fabricants fournissent des lampes fluo-compactes garantissant un rayonnement électromagnétique respectueux de la santé des consommateurs."
Convertir le soleil des déserts en électricité : c'est autour de cet ambitieux projet que
devait se constituer, lundi 13 juillet, à Munich (Allemagne), un consortium sous l'égide du réassureur allemand Munich Re. Les entreprises fondatrices – parmi lesquelles le conglomérat Siemens,
les électriciens Eon et RWE, et la Deutsche Bank – réfléchissent à la construction d'une centrale solaire géante, dans le nord de l'Afrique et du Proche-Orient, qui
permettrait d'approvisionner l'Europe en énergie propre.Cette initiative industrielle s'appuie sur le projet Desertec, développé par la branche allemande du Club de Rome, une organisation non gouvernementale spécialisée dans le développement durable. D'après ce concept, des installations solaires thermiques réparties sur plusieurs milliers de kilomètres carrés en plein désert pourraient couvrir jusqu'à 15 % des besoins en électricité européens d'ici à 2025, avec des premières livraisons dans dix ans. Coût estimé : 400 milliards d'euros sur une période de quarante ans, selon les calculs du Centre aéronautique et spatial allemand (DLR).
L'idée est fortement soutenue par le gouvernement allemand : "Ce projet visionnaire présente un fort potentiel pour accroître la coopération régionale à travers toute l'Afrique du Nord, entre des Etats qui ont toujours des frontières fermées", a défendu, vendredi 10 juillet, Frank-Walter Steinmeier, le ministre des affaires étrangères.
"PLANS CONCRETS D'ICI À DEUX À TROIS ANS"
L'enthousiasme est même plus large. Lors d'une récente conférence réunissant des cadres du secteur énergétique, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont eux aussi fait l'éloge de l'initiative Desertec.
Pour les nouveaux partenaires industriels, il s'agit maintenant d'en étudier la faisabilité. "Non pas tant d'un point de vue technique que politique et économique", précise-t-on chez Munich Re. L'un des principaux défis consiste à sécuriser ces investissements colossaux, notamment grâce à d'éventuelles aides publiques, allemandes ou européennes. Sous forme de prix garantis, par exemple.
"Nous espérons pouvoir présenter des plans concrets d'ici à deux à trois ans", dit-on chez l'assureur. Dans l'intervalle, le consortium souhaite s'élargir à d'autres entreprises européennes et du bassin méditerranéen. Sont d'ores et déjà associés aux négociations le conglomérat suisse ABB, l'espagnol Abengoa Solar, ou encore le groupe algérien Cevital.
A ce stade, le projet soulève encore beaucoup de questions. Concernant l'implantation des sites d'abord. Sceptiques, certains industriels ont pointé le danger de construire des centrales dans des régions aux régimes politiques instables. "On pourrait avoir le même problème de dépendance qu'avec le pétrole", a, par exemple, estimé Frank Asbeck, le PDG du fabricant allemand de panneaux solaires Solarworld. Et que se passera-t-il en cas de guerre ou d'attaques terroristes ? s'est interrogé à son tour le patron de l'électricien Vattenfall, Lars Josefsson.
"Tout ne sera pas regroupé au même endroit, rétorque Hans Müller-Steinhagen, directeur du DLR, étroitement associé au projet. Le concept initial prévoit de répartir les installations solaires dans différents pays et d'exploiter pas moins d'une vingtaine de lignes à haute tension. Ainsi on minimise les risques."
"RÉPONDRE AUX BESOINS ÉNERGÉTIQUES DES PAYS DU SUD"
Outre le débat géopolitique, le projet prête aussi le flanc à la critique au plan éthique, puisqu'il vise à exporter une partie de l'électricité produite vers l'Europe. "Le problème prioritaire, c'est de répondre aux besoins énergétiques des pays du Sud", souligne Houda Ben Jannet Allal, directrice du développement stratégique à l'Observatoire méditerranéen de l'énergie (OME), qui regroupe les principales compagnies énergétiques de la région.
A l'exception de l'Algérie, de l'Egypte et de la Lybie, qui disposent de ressources fossiles, les pays du Sud de la Méditerranée sont en situation de dépendance énergétique. Selon certains scénarios, leurs besoins vont augmenter de 70 % dans les vingt ans à venir. Avec un fort impact sur les émissions de CO2 de ces Etats, déjà parmi les plus menacés par les risques de désertification et de pénurie d'eau liés au changement climatique.
Même si le soleil est une ressource illimitée, fait remarquer Mme Ben Jannet Allal, les sites les mieux adaptés à l'installation de centrales ne seront plus disponibles pour ces pays, le jour où ils posséderont leur propre technologie solaire. L'OME considère que Desertec doit s'inscrire dans un programme plus fédérateur, privilégiant l'efficacité énergétique dans les pays du Sud et mixant toutes les filières renouvelables, photovoltaïque et éolien compris. A l'instar du Plan solaire Méditerranée qui, dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM), prévoit de produire dans cette zone 20 gigawatts à partir d'énergies renouvelables, à l'horizon 2020.
Les responsables du consortium affirment, au contraire, poursuivre une stratégie qui profite à tout le monde. "Cela ne peut fonctionner que dans un rapport de réciprocité", expliquait, fin juin, Peter Höppe, en charge du département de recherche sur les risques naturels chez Munich Re. "Selon moi, les centrales devront d'abord servir à combler les besoins de ces pays. L'Europe ne serait approvisionnée qu'ensuite", précisait-il.
D'autant que le potentiel énergétique des déserts du nord de l'Afrique est considérable. Selon les experts de Siemens, une surface de 300 kilomètres carrés au Sahara, équipée de miroirs paraboliques, suffirait théoriquement à couvrir les besoins en énergie de la planète entière.
Complément d'enquète sur les lampes à économie d'énergie
ECOCENTRE du PAYS NANTAIS
Heol La Maison Autonome
La révolution ne s’est pas faite en un jour. Achat de la maison en 1976 pour “40 000 francs” (6 100 euros). A l’époque, l’habitation, vétuste, mesure 50 mètres carrés. “On l’a rénovée avec nos neurones et nos petites mains” : terre, chanvre et paille en guise de matières premières. En se mettant au vert, M. et Mme Baronnet ont expérimenté leurs idées à domicile avec leurs quatre enfants.
Première résolution : la chasse au gaspi. “La première source d’énergie, c’est celle que l’on ne dépense pas, affirme M. Baronnet. On a passé en revue tous les postes énergétiques d’une vie quotidienne et on n’a gardé que l’essentiel, tout en réfléchissant à des techniques alternatives…”
Traduction : une douche, “c’est 5 litres maximum”. Les robinets s’actionnent à coups de pédales, pour couper court à toute dilapidation. L’eau est guidée du toit vers deux citernes enterrées, 800 litres au total.
Pour conquérir son autonomie énergétique, la famille Baronnet a d’abord installé des photopiles tournantes (2 220 euros les 6 m2), complétées par un chauffe-eau solaire. Faute de solution dans le commerce - on était alors en 1997 -, M. Baronnet s’est ingénié à élaborer, avec un ami, un prototype d’éolienne. L’énergie est garantie sept mois de l’année par le solaire, deux mois par l’éolien. Le reste du temps, un poêle associé à un bouilleur fait l’affaire, nécessitant “l’achat de 400 euros de bois par an”.
A l’arrivée, “on consomme dix fois moins d’eau et d’électricité que la moyenne des Français” et… la gratuité est totale. Prix de revient final de la maison : “Moins de 35 000 euros, sachant que je n’ai quasiment pas eu recours à des artisans”, précise M. Baronnet.
Désormais, les Baronnet vivent de leur “art”. La visite de leur maison est payante - “70 000 personnes en dix ans !” -, de même que les conférences et les stages de construction qu’ils proposent. Un prototype de “maison autonome” à moins de 25 000 euros a poussé dans le jardin. “On nous regardait comme des doux rêveurs, des crétins utopistes, aujourd’hui, on nous déroule le tapis rouge !”
Yan Gauchard
Article paru dans l’édition du
30.01.07
De la maison autonome à l’économie solidaire
Par Patrick Baronnet
Route de Louisfert
44520 Moisdon la rivière
Participez à une grande campagne nationale d'envois de cartes postales
pour interpeller les têtes de listes candidates aux élections européennes du 7 juin 2009, afin qu'elles prennent position sur les questions liées au nucléaire et à l'énergie.