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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 22:30

Porté par Paris et Berlin, ce mécanisme semble compliqué à mettre en œuvre. Il est aussi jugé dangereux pour les négociations sur le climat.

 

Notre omniprésident Sarkoléon n'en démord pas : «Nous obtiendrons la taxe carbone aux frontières de l'Europe», a-t-il

répété dans son interview au Figaro vendredi dernier. Soutenu par Berlin mais critiqué par Bruxelles et Londres, le projet divise. Aussi n'a-t-il pas été officiellement abordé hier au Conseil des ministres européens de l'Économie réunis à Luxembourg. Lesquels ministres ne sont pas parvenus non plus, cinquante jours avant la conférence de Copenhague, à s'entendre sur l'aide aux pays en développement pour leur adaptation au changement climatique. Les ministres de l'Environnement, réunis à leur tour aujourd'hui, devraient éviter le débat sur la taxe aux frontières.

Dans son principe, cette «taxe», évoquée par Dominique de Villepin quand il était à Matignon et reprise par le président de la République, vise à protéger l'industrie européenne de la concurrence de pays laxistes en matière de rejets de CO2. Le dispositif tel qu'il est décrit dans un document que Paris fait circuler discrètement depuis cet été ne vise pas à taxer les iPhone ou les lecteurs de DVD importés. Il s'agirait «d'inclure les importateurs» dans le marché européen du carbone. Autrement dit, les producteurs étrangers (hors UE) qui émettraient plus de carbone que les Européens pour un produit équivalent devraient «restituer des quotas de CO2» en payant directement la ­Bourse européenne du carbone ou un organisme dédié.

La mise en œuvre du dispositif, que des économistes européens et américains ont évaluée sous diverses variantes, «est complexe», souligne Stéphanie Monjon, spécialiste de l'efficacité des politiques climatiques au Cired (Centre international de recherche sur l'environnement et le développement). Quels produits faut-il viser ? «Il serait très difficile de calculer par exemple le CO2 émis pour fabriquer une cannette de Coca», note l'économiste. Aussi les experts ­plaident-ils pour appliquer la «taxe» à l'acier, le ciment, l'aluminium primaire, produits intensifs en carbone.

À Londres, on objecte qu'à partir de 2013 les sidérurgistes ou cimentiers européens bénéficieront déjà d'une aide puisque les quotas de CO2 leur seront alloués gratuitement alors que les autres secteurs (électriciens par exemple) devront les acheter. La taxe serait donc une mesure protectionniste inutile.

 

La Chine et Inde opposées

Les experts français assurent qu'«un tel système serait conforme aux règles de l'OMC» (Organisation mondiale du commerce). Ils se défendent de protectionnisme car si un sidérurgiste chinois, par exemple, fait la preuve, audit à l'appui, qu'il n'émet pas plus de CO2 par tonne d'acier que la moyenne européenne, il ne serait pas «taxé». Paris estime que son dispositif pourrait entrer en vigueur à partir de 2013, date à laquelle entreront en vigueur les nouvelles règles du jeu pour le marché européen du carbone pour 2013-2020.

Si elle juge la «taxe» adaptée pour «rétablir la compétitivité européenne», Stéphanie Monjon estime que la manière de porter le projet peut handicaper les négociations internationales. «La Chine et l'Inde voient la taxe aux frontières comme un geste très hostile, complète Kim Cars­tensen, le « M. Climat» du Fonds mondial pour la nature (WWF), c'est une atteinte à leur compéti­tivité. À l'échelle mondiale, cette taxe divise, ce n'est pas une idée constructive.»

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Published by Terra ma Terre - dans Réfléchir à demain
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