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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 12:48
               

Le maraîchage bio : une filière en attente de producteurs

 

 

Dans le département des Hautes Pyrénées, la filière maraîchage bio est en attente de production mais aussi de nouveaux producteurs. La demande des consommateurs est croissante.

 

 

  • Une rencontre entre les partenaires et les producteurs

 

Face à ce constat le GAB 65 et la Chambre d'Agriculture ont tenu une réunion avec les maraîchers bio du département. Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur les productions et les modes de commercialisation principalement utilisés, mais aussi de connaître les besoins et attentes des producteurs. C'était aussi l'occasion de parler des besoins en légumes pour des volumes en demi-gros concernant la R.H.D (restauration hors domicile) et le réseau « BIOCOOP ».

7 producteurs étaient présents lors de cette réunion, d'une moyenne d'âge de 47 ans ; 11,5 Ha sont en cultures de plein champ avec 2200 m2sous abris et 4500 m2 en prévision.

Les cultures concernées sont très diverses car l'essentiel est en vente directe : marchés – domicile – paniers.

Les activités en légumes bio sont relativement récentes pour la plupart soit entre 2003 et 2007.

 

  • Des besoins et attentes techniques

 

Les besoins notifiés sont en majorité techniques : la gestion de la matière organique – la connaissance et méthodes de lutte contre les maladies et ravageurs (y compris limaces – mulots et campagnols) - la gestion des adventices. D'autres sujets sont également cités comme la réglementation et la normalisation en terme de commercialisation, la gestion de l'eau et l'utilisation des purins de plante.

Notons des volontés de faire des achats groupés d'intrants pour certains, pour d'autres la motivation serait de créer un réseau d'échanges et d'informations.

 

  • Un manque de production et de producteurs sur le département

 

15 maraîchers en agriculture biologique sont installés sur le département. Tous les producteurs sont en vente directe (domicile , marchés ou AMAP) avec un étalage de multi espèces. Malgré la présence de magasins Bio comme « BIOCOOP » ou « BIOBIGORRE » à Tarbes, « BIOPY » à Lourdes le manque d'approvisionnement en légumes bio locaux se fait sentir.

Plusieurs explications validées par les producteurs sont avancées pour expliquer cela à savoir :

- Le manque de producteurs et donc de production.

- Une offre faible dans le commerce du détail par rapport à une forte demande.

- Des difficultés pour trouver des terres disponibles.

- Des problèmes d'approvisionnement en intrants.

- Des impasses techniques (liées au maraîchage et rotations).

- Un besoin de « parrainage » pour les nouveaux et échanges d'informations pour les « plus » anciens.

Pourtant de nombreux atouts existent pour développer et augmenter ce potentiel soit :

- Une demande très forte «pas de problèmes de vente» témoignent certains producteurs.

- Une bonne revalorisation des produits locaux.

- Des partenaires divers et présents dans la filière : ADRIANA - GAB 65 -Village accueillant et la Chambre d'Agriculture ; de même que des partenaires commerciaux cités précédemment.

 

  • Les freins au développement de la vente en demi gros

 

Ils se situent à différents niveaux :

- Le prix d'achat moins élevé des intermédiaires.

- La nécessité d'avoir une organisation et une planification de la production pour répondre aux exigences de la commercialisation.

- Les exigences plus fortes par rapport à une vente au détail en terme de réglementation - agréage - calibrage.

- Sur des productions de ce type y compris en plein champ cela nécessite des moyens et équipements spécifiques mais aussi des surfaces disponibles.

 

  • 10 % des légumes bio vendus dans le département sont locaux !

 

Une estimation est donnée pour différents types de légumes au niveau de « Bioccop » et « resto-bio » pour la R.H.D. Les chiffres peuvent être disponibles auprès du GAB 65.

M. VELLARD Joël responsable de « BIOCOOP » Tarbes précise sa satisfaction de travailler avec des producteurs locaux. Actuellement seulement 10 % des fruits et légumes vendus au sein de « Biocoop » proviennent du département. Il rajoute « qu'il est nécessaire de renforcer le partenariat local ceci d'autant plus qu'un nouveau magasin est prévu pour le mois de Mars 2009 ». Un besoin se fait sentir pour mettre en place un accord de campagne avec une contractualisation car des soucis d'engagement se posent de même que des problèmes de régularité des apports.

Une discussion s'engage sur les possibilités de fournir des magasins comme « Biocoop » ou « Biopy » de même que la RHD selon les exigences des uns et des autres. Certains producteurs mettent en avant le manque de soutien technique.

Une décision est prise pour se retrouver autour d'une table afin que les acheteurs définissent les besoins, quantités et exigences en termes de qualité, calibrage …dans un but de répartir et engager des producteurs sur des schémas de production. Cette approche « test » pourrait voir le jour avec des producteurs motivés par cette démarche. Sur les présents 4 producteurs sont désireux « d'aller plus loin ». Le GAB 65 pourrait être sollicité pour la partie logistique et la Chambre d'Agriculture pour la partie technique.

 

  • Une nouvelle organisation

 

Un prochain rendez-vous est pris pour le mercredi 3 décembre au GAB 65 afin d'organiser une planification d'une mise en production en tenant compte des exigences des partenaires.

Serait-ce une première étape pour augmenter le faible pourcentage des légumes bio sur les étalages dans notre département des Hautes Pyrénées ?

 

Thierry MASSIAS

 

Article publié à la Chambre d'Agriculture des Hautes-Pyrénées - 08/12/08 visible ici

           

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Published by Terra ma Terre - dans Alimentation
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commentaires

lau 22/03/2009 17:02

Votre offre bio est + importante que la notre. Les paniers Bio sont inexistant en corse du sud. et la production locale est plus chère (les clémentines corses sont + cheres ici que sur le continent ! cherchez l'erreure !

Terra ma Terre 22/03/2009 18:13


la je pense que nous sommes dans des problèmes politico-commerciale, c'est une histoire de gestion commerciale... L'île de beauté... comme quoi la beauté ne fait pas tout ! A voir avec les élus !