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Pour tout renseignement: pujololivier@yahoo.fr   ou sur leur
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 23:47


Dans l'Aveyron ou la Nièvre, des investisseurs envisagent de reprendre l'exploitation d'un charbon redevenu rentable.

Le charbon français est redevenu «rentable». C'est le credo d'investisseurs privés qui brûlent aujourd'hui d'exploiter le sous-sol hexagonal alors même que Charbonnages de France, créé en 1946 par une loi de nationalisation, a été officiellement dissous... début janvier. «La France importe chaque année plus de 22 millions de tonnes de charbon, soit 13,7 millions de tonnes d'équivalent pétrole», rappelle Brian Coppack, P-DG de la Société des ressources minières du Massif central (SRMMC), qui a déposé un projet de mine à ciel ouvert à Bertholène, dans l'Aveyron. Le charbon venu d'Australie, d'Afrique du Sud et de Russie valait récemment deux à trois fois moins cher que le charbon local, profondément enfoui et de qualité médiocre. Mais «les pays producteurs réduisent leurs exportations pour satisfaire leur demande intérieure, et avec la flambée du pétrole, le transport en bateau a plus que quadruplé». Du coup, les projets de mines françaises deviennent intéressants financièrement, même s'ils sont «écologiquement incorrects» et décriés par les riverains.
A Bertholène, la SRMMC (filiale d'Aardvack TCF limited, principal exploitant britannique) prévoit de scalper une colline pour exploiter un gisement de 4,5 millions de tonnes sur une dizaine d'années. La concession, privée, a été rachetée en 2004, mais la SRMMC ne peut effectuer des sondages sans l'autorisation des propriétaires du sol. Elle vient de déposer une nouvelle demande de prospection lui permettant de contourner cet accord.


Dans la Nièvre, deux sociétés, Seren et Valorca, se disputent les concessions de Lucenay- lès-Aix, Cossaye et Toury-Lurcy Le gisement de 250 millions de tonnes, le plus gros de France, a été découvert par le BRGM dans les années 1980. Les deux projets concurrents prévoient l'installation d'une centrale de 1000 mégawatts. Les enquêtes publiques sont bouclées, la Dri- re (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) a donné un avis (pour le moment confidentiel) et les dossiers sont en attente au ministère de l'Industrie. Lequel devrait se montrer prudent tant que les technologies de charbon propre ne seront pas au point...
Mais ensuite, rien n'interdirait que la France retourne à la mine. «Notre intérêt est de produire du charbon à proximité des centrales thermiques au lieu de lui faire traverser la moitié de la planète !» plaide Brian Coppack. Le charbon importé alimente aujourd'hui sept usines (4650 MW annuels, moins de 4,7 % du parc EDF), utilisées en période de pointe ou de grand froid (à l'instar des centrales à fioul et au gaz). Mais deux grandes soeurs au flux plus continu pourraient se monter au Havre, où le fournisseur privé d'électricité Poweo projette des «centrales propres» totalisant 600 à 800 MW. S'il parvient à lever les multiples objections locales, l'opérateur pourrait inspirer d'autres projets dans l'Hexagone.
www.industrie.gouv.fr/energie/ statisti/se_charb.htm

 

Les normes à respecter

Avoir la liste des émissions polluantes d'une centrale, il paraît difficile de parler de «charbon propre». Néanmoins les principaux polluants font l'objet de normes restrictives d'émission et donc d'efforts pour les réduire.

Oxydes de soufre : ils sont captés dans les fumées et transformés en gypse pour fabriquer du plâtre. Aux Etats-Unis, les quantités ont baissé de 38% en trente ans (division par 5 en France depuis 1998).

Particules fines : elles sont filtrées au niveau des cheminées.

Oxydes d'azote : ils sont également piégés en postcombustion. Leur quantité a baissé de 25% en trente ans aux Etats- Unis (de 50% en France).

Mercure : fait depuis peu l'objet de normes de réduction.

Il y a d'autres émissions, mais les opérateurs n'aiment pas beaucoup les évoquer ! Un coup d'oeil au Registre français des émissions polluantes (établi par le ministère de l'Ecologie et du Développement durable) nous apprend par exemple que de grandes quantités de chlore (1200 t/an) sont émises dans l'air. Qu'il y a aussi dans les fumées du fluor, de l'arsenic, du chrome. Dans l'eau on trouve du cuivre, du zinc ou de l'arsenic. Sans compter les déchets (huile, emballages...) propres à toute activité industrielle. Un véritable écobilan reste à faire avant de parler de charbon propre.

Rachel Mulot
Sciences et Avenir

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Published by Sciences et Avenir - dans Energie
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